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Berry républicain du 11 mai
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A Romorantin, dans le Loir-et-Cher, près de Vierzon, le musée Matra, baptisé Espace automobile Matra présente l'histoire de la firme "à laquelle la ville de Romorantin doit vingt ans de prospérité", écrit l'hebdo La République. La phrase vaut tout son pesant de cacahuètes au regard de la situation vierzonnaise. Les usines Matra ont depuis fermé leurs portes, et le traumatisme créé par ce départ, en Sologne, a souvent été comparé à celui de la Case à Vierzon.
Sauf qu'à Romorantin, les lamentations ont laissé la place aux initiatives. Et le musée Matra existe bien, au regard de "ces vingt ans de prospérité". Imaginons un instant ce que pourrait-être la taille d'un musée dédié non pas seulement à la Société française de Vierzon ou aux seuls tracteurs mais à l'ensemble de l'industrie du machinisme agricole vierzonnais qui a permis non pas vingt ans de prospérité mais presque un siècle et demi si l'on compte la reprise la case jusqu'en 1995 !
Vierzon aussi a fabriqué des voitures et pas des moindres. Voilà donc deux regards différents sur la façon d'appréhender le patrimoine. A Romorantin, l'espace Matra présente des modèles de voitures de la firme ainsi que d'autres modèles; à Vierzon, on envisage un musée où les machines agricoles n'ont pas leur place. Deux poids, deux mesures.... Deux philosophies opposées.
En revanche, la prospérité communiste qui n'a pas fait qu'alimenter la prospérité de la ville de Vierzon est largement représentée à Vierzon (pas besoin de musée) et l'idée même d'en perfuser le futur musée, jusqu'au ridicule, à travers ses luttes sociales et l'enracinement syndical, ne risque pas d'arranger l'image de Vierzon. A moins que la ville ne se décide enfin à dévoiler la nouvelle mouture de son projet de futur musée dans laquelle, cette fois-ci, la lucidité patrimoniale aura remplacé l'aveuglement idéologique. Mais peu importe, finalement, pour la ville, qu'il y ait un musée digne de ce nom et digne de l'image de la ville dans le B3 puisqu'il y aura un bowling...
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(tracteur rétro n°21)
Sous le titre "Ca va encore bouger à Saint-Loup", le dernier numéro de Tracteur Rétro nous apprend que le musée va s'étendre. Saint-Loup, dans la Nièvre, département limitrophe du Cher, n'en est pas à se demander s'il va ou non créer un musée, et de quelle nature il sera, non Saint-Loup dans la Nièvre va agrandir son musée, à l'heure où à Vierzon, des associations, enfin presque toutes, défendent l'idée d'un musée dans les bâtiments de la Société-Français offrant du même coup une utilité à ce site délaissé.
Allez comprendre ! L'association Foyer rural et des amis de la machine agricole ancienne annonce cet agrandissement rendu possible, grâce notamment à des aides du Conseil général, de fonds européens et de l'Etat. Alors, qu'on ne vienne pas nous dire, qu'à Vierzon, ces mêmes fonds ne peuvent pas être sollicités pour la même cause avec une légitimité supplémentaire que Vierzon a abrité le gratin des entreprises de machinisme agricole françai qui fait le miel des dizaines de milliers de collectionneurs.
Allez comprendre ! S'il faut une association adossée au futur musée, créons-la, spécialement, avec des gens
compétent et volontaires. S'il faut solliciter les aides européennes, les aides de l'Etat, des fonds privés, faisons-le et cessons de faire croire, du moins que la ville cesse de faire croire
qu'il faut à Vierzon un petit musée, à la hauteur de la ville et de ses capacités, c'est-à-dire, sans ambition, tout cela pour que les investissements servent une cause politique et non pas une
cause collective dans laquelle le patrimoine aurait toute sa place et serait capable de générer une économie. Moins glamour sans doute que des usines sur des zones industrielles.
Allez comprendre ! A Saint-Loup, le musée s'appelera la Maison de la Machine agricole et de la ruralité, le musée comptera alors trois bâtiments. La manifestation annuelle de Saint-Loup, baptisée Rétromoisson accueille en aout 600 mécaniques. A Vierzon, on espère mettre dans le futur musée, un petit musée dans lequel les machines agricoles ne pourront pas rentrer, des figures politiques du XIXème siècle que personne ne connaît à part les élus qui veulent faire d'un musée, une assise idéologique qui n'a pas sa place dans une future structure muséale, si ce n'est prendre en otage un héritage collectif à des fins électorales.
Il serait bon qu'ils aillent en délégation voir à Saint-Loup ce que la commune est capable de faire ce que Vierzon n'est pas capable, faute de volonté politique. Faute d'ambition. Par pêché d'orgueil, pour ne pas laisser des pseudo-passéistes gagner une manche. Quelque chose ne tourne pas rond, à Vierzon : un passé agricole et industriel que l'on veut oublier; un site de la Société-Française classé monuments historiques qu'on laisse tomber en ruines; un patrimoine qui laisse indifférent; des associations que l'on ne concerte pas parce qu'elles ne sont pas d'accord avec la ligne municipale; une collection de plusieurs centaines de machines invisibles depuis bientôt vingt ans.
Pendant ce temps-là, ailleurs, d'autres construisent, bâtissent, ce qui devrait naturellement être batit et construit ici, à Vierzon. Personne n'a dit que c'est ce musée du machinisme agricole qui permettra de sortir Vierzon de l'ornière économique, mais à l'aveuglement peut succéder l'initiative bienfaitrice, le coup de pouce salvateur, l'envie surtout de greffer à Vierzon une image qu'elle mérite.
Alors pourquoi ce qui se fait à Saint-Loup dans la Nièvre ne peut pas se faire à Vierzon dans le Cher ? A ce stade, nous n'en sommes même plus là, les vrais défenseurs du patrimoine, à se poser cette question tant le découragement est latent. C'est peut-être ça le but, l'usure. Sauf que le patrimoine vierzonnais était là avant les élus actuels et il sera encore là après... La trace de ce patrimoine est indélébile. Heureusement qu'il y à Saint-Loup dans la Nièvre et d'autres associations, d'autres communes pour mettre en valeur un patrimoine qu'à Vierzon, nous sommes incapables de mettre en valeur correctement alors qu'il vient d'ici, qu'il est le coeur de notre mémoire. D'autres y préférent une autre mémoire, plus sélective, pour faire croire qu'elle se prolonge encore sur ce millénaire. Une mémoire qui sert uniquement de béquille au présent...
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On peut rêver... Mais c'est le vrai logo de l'Office de tourisme de Vierzon. Quand il en sera à faire lapromo du tracteur Vierzon....
Aux côtés de Jean Renoir, co-fondateur de l'association La mémoire industrielle et agricole du pays de Vierzon qui, après en avoir démissionné, a rejoint en tant que président d'honneur Les Fous du Vierzon, François Hollande avait voté pour Vierzon en 2010, du moins pour son tracteur réputé. Le candidat socialiste à la Présidentielle a ainsi posé près du tracteur Vierzon de Daniel Donin de Rosière, vice-président des Fous du Vierzon, devant l'Assemblée nationale, en mai 2010, lors d'une journée de promotion du patrimoine agricole vierzonnais. Normal alors que les Vierzonnais aient ensuite voté François Hollande au second tour des primaires (416 voix contre 311 à Martine Aubry).
La Française est le surnom donné à la Société Française de Vierzon qui a donné naissance au fameux tracteur Vierzon. C'est aussi une commune du Tarn-et-Garonne de 5.000 habitants.
Lu sur le blog de la Mémoire industrielle à propos du changement de nom de son "festival de boules chaudes" en "concentration nationale de tracteurs semi-diesel", cette déclaration :
"c'est vrai que cela pourrait prêter à confusion et échauffer aussi les esprits."
Et le nom Vierzon pour le tracteur, ça ne risque pas de porter préjudice
à la ville ?
Vierzon de A à Z
vient de paraître
128 pages, 16 euros
A lire, l'interview de l'auteur sur le site C4N
Avec T comme tracteurs, évidemment !
Mais aussi
Les Fous du Vierzon, titre de l'ouvrage, réunit des passionnés de la France entière autour de dizaines et de dizaines de photos d'archives et de photos contemporaines des tracteurs fabriqués à Vierzon, par la Société Française, entre le début des années 1930 et le début des années 1960. 201, 202, 302, 402, 551 etc..
288 pages (39 euros) aux éditions Castor et Pollux.
Pour être adhérent aux Fous du Vierzon
ou correspondant de votre département
ou de votre région, c'est simple : il suffit
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(par chèque à l'ordre des Fous du Vierzon)
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18100 Vierzon.
Renseignements : 06.10.31.14.07;
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